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Soigner l’arthrose avec l’oligothérapie

L’arthrose, contrairement aux idées reçues, peut nous concerner tous, même dès la quarantaine, et parfois bien avant. Elle n’est donc pas liée uniquement au vieillissement ou à l’hérédité. Notre mode de vie, notre profession et nos activités sportives ou nos loisirs sont parfois à risque d’usure articulaire précoce.

Mais ce n’est pas une maladie incurable. Les traitements à base d’oligoéléments et de molécules qui soignent le cartilage et l’ensemble des tissus articulaires ont fait preuve de leur efficacité auprès de très nombreux patients depuis plus de soixante ans.

Médecin généraliste et oligothérapeute, le Dr Odile Picard-Paix a aussi pratiqué la médecine thermale pour le traitement de l’arthrose. Dans son nouveau livre, elle nous parle des traitements de fond de l’arthrose, alliant la médecine conventionnelle et l’utilisation d’oligoéléments.

ZEBRE - Docteur Picard-Paix, vous avez passé plus de trente ans à soigner les rhumatismes et surtout l’arthrose, un domaine que vous connaissez très bien et que vous avez expérimenté en long et en large.

Dr Picard-Paix - Et maintenant que je suis à la retraite, je m’intéresse surtout à la prévention. Comment éviter l’arthrose, que faut-il faire pour prévenir cette maladie ? J’ai beaucoup d’amertume d’avoir dû prendre ma retraite et beaucoup de regret. Je suis partie à contrecœur, j’ai dû le faire car j’ai des problèmes de vue. J’avais une mission comme médecin. Une mission qui m’a beaucoup plu. Mais ça me permet de continuer à tenter de parler « prévention », même si les éditeurs ne sont pas toujours intéressés par cet angle !
Vous dites que la médecine thermale et les oligoéléments en association sont très performants pour soigner certains types d’arthrose.

En effet. La médecine thermale remonte aux Romains, vous le savez, et elle a fait ses preuves. En France, nous avons beaucoup de chance, car nous avons de nombreuses stations thermales dans beaucoup de domaines : en rhumatologie, pour les pathologies ORL, comme les rhinopharyngites à répétition, ou les affections pulmonaires, comme l’asthme et les bronchites chroniques. On a des stations qui permettent de soigner les problèmes vasculaires, les états d’asthénie et de fatigue plus ou moins chroniques. Des stations qui permettent de soigner les problèmes de peau, les problèmes digestifs, etc.

Il existe des stations spécialisées dans le traitement d’un ou deux de ces problèmes de santé. Tout dépend de la qualité de l’eau. L’eau thermale, suivant les oligoéléments qu’elle contient, aura une action thérapeutique dans un sens ou dans un autre.

La médecine thermale propose des bains, des massages, des applications de boue, etc. Les soins sont externes dans la plupart des cas. Cela permet de traiter le terrain du patient et d’aller plus au fond des choses. Il y a aussi des cas où on boit l’eau, notamment pour les problèmes digestifs, mais c’est plus rare.

Mon père, le Dr Henry Picard, qui a pratiqué la médecin thermale en rhumatologie pendant plus de quinze ans, fut un des pionniers de l’oligothérapie en France. Il s’était installé à la station thermale de Bourbonne-les-Bains en Haute-Marne, où on soigne, entre autres, les séquelles articulaires de fractures ou de blessures de guerre et tous les rhumatismes, dont, bien entendu, l’arthrose.

Il a eu l’idée (1950) de donner aux patients l’hiver, pour prolonger l’effet des cures thermales, des oligoéléments, à peu près onze mois par année. Il a eu un succès considérable sur l’arthrose et toutes les pathologies articulaires notamment.

L’oligothérapie permet de traiter aussi des pathologies de médecine générale comme la fatigue, les problèmes d’immunité, avec des infections à répétition, ORL, pulmonaires ou urinaires, certains troubles du sommeil, des problèmes de croissance chez les enfants, certaines pathologies endocriniennes, etc. Dans le respect absolu de la médecine conventionnelle allopathique que nous ne prétendons en aucun cas pouvoir remplacer..
Mais en relais d’une prise de médicaments antidouleur, de cortisone, par exemple, nous parvenons en traitement de fond, avec les oligoéléments, à diminuer les doses d’antidouleur ou de cortisone, et à avoir moins de crises douloureuses aiguës.

Le lien entre les thérapies thermales et l’oligothérapie est logique. Les eaux thermales proviennent de l’eau de mer, elles contiennent donc des quantités variables d’oligoéléments. Les oligoéléments prescrits par voie orale ont une grande efficacité en rhumatologie, notamment. Ils fonctionnent aussi très bien pour les problèmes articulaires des animaux : les chats, les chiens, les chevaux, etc.

Je ne savais pas qu’il y avait autant de personnes qui souffraient de douleurs articulaires déjà à la quarantaine, et que ces douleurs étaient assimilées à de l’arthrose. Vous dites que l’hérédité est importante et qu’elle est un des principaux facteurs.

Oui, on peut naître avec ce danger d’arthrose. Cela peut être une scoliose de naissance ou qui se révèle à l’adolescence, des genoux en x, ou une malformation de la hanche, que l’on dépiste actuellement systématiquement à la naissance, ce qui permet de soigner le bébé avant que l’arthrose ne s’installe. Ces différentes malformations peuvent engendrer des douleurs liées à l’arthrose chez de très jeunes adultes. Il faut parfois faire des examens plus poussés, une IRM, pour déceler l’arthrose le plus tôt possible.

En général, l’arthrose est héréditaire : l’arthrose des lombaires est un cas typique.

Prenons dans une même fratrie, deux sœurs jumelles dont la mère et la grand-mère maternelle ont de l’arthrose lombaire. L’une des sœurs travaille à l’entretien des parcs de Paris et elle porte beaucoup de charges lourdes, donc elle aura probablement plus de risque d’avoir une arthrose lombaire dès l’âge de
35 ans que sa sœur jumelle qui, elle, a un travail moins physique. Même patrimoine génétique, mais situations différentes et donc conséquences différentes.

L’arthrose des doigts est aussi très souvent héréditaire. Chez les femmes, cette arthrose se déclare souvent au moment de la ménopause. Mais si une femme travaille énormément avec ses mains, elle risque d’avoir des crises d’arthrose beaucoup plus tôt. Le jeune âge de nos patients nous permet, grâce à des traitements efficaces, de stopper la dégradation de leurs articulations afin qu’ils puissent à nouveau mener une vie normale.

Un autre point qui m’a interpellée est que le diabète et l'hypercholestérolémie sont aussi des causes de l’apparition de l’arthrose.

Le diabète entraîne des problèmes vaculaires, donc des problèmes d’apports nutritifs dans les articulations, et
par conséquent de grands risques d’arthrose. L’hyper-cholestérolémie peut aussi engendrer de l’arthrose par des phénomènes biologiques complexes, notamment vasculaires, cela peut paraître mystérieux mais c’est comme ça.

On sait également qu’ un sujet obèse est susceptible d’avoir de l’arthrose des genoux par des phénomènes de surcharge mécanique et bizarrement également, de l’arthrose des doigts alors qu’il n’y a a priori aucun rapport. Ceci est lié à un problème de métabolisme des graisses qui entraîne à lui seul de l’arthrose. Ce sont des découvertes récentes qu’on ne connaissait pas il y a vingt ans.

Vous dites que les personnes qui fument depuis l’adolescence peuvent être à risque d’arthrose aux genoux ou à la hanche et même risquent l’amputation d’orteils…

Oui, car le tabac peut entraîner de l’artérite des membres inférieurs, c’est redoutable. Ces problèmes vasculaires graves sont à l’origine de nécroses osseuses.. C’est très mauvais pour les articulations.

Les carences alimentaires peuvent aussi provoquer l’arthrose. Comme toujours, vous soulignez l’importance d’une alimentation équilibrée et qualitative.

Il faut surtout éviter les carences en protéines végétales et animales (elles doivent être variées), en vitamine D, en calcium. Dans l’arthrose, il y a des lésions de cartilage dans la couche osseuse et sous le cartilage.

Si la couche osseuse est fragilisée à cause de ces carences, cela peut être délétère.

Vous dites aussi qu’il est important de consommer les sucres lents qui sont parfois décriés : le pain, le riz, les pâtes, et les pommes de terre. Il y a des tas de gens qui veulent s’en passer…

Ils ont tort ! Il faut se passer des sucres rapides, pas des sucres lents. On en a besoin sur le plan musculaire. Bien sûr, cela dépend de la tolérance. En fait, on peut manger de tout quand on a de l’arthrose. C’est une question d’équilibre. Quand on a des poussées inflammatoires, c’est autre chose. Dans tous les cas, il est essentiel de boire beaucoup d’eau.

Sur un plan plus pratique, vous parlez aussi de l’impact d’un matelas sur l’apparition de l’arthrose. Vous dites qu’il faut bien choisir sa literie.

Pendant la journée, vous abîmez un peu vos articulations parce que vous portez des charges lourdes, ou que vous restez assis trop longtemps, etc. Si la nuit votre dos ne peut pas vraiment se reposer longtemps, le matin vous allez vous lever avec des courbatures. Si vous n’êtes pas à l’aise quand vous bougez dans votre lit, c’est que votre matelas n’est pas bon. On doit se sentir bien dans son lit, et le matelas ne doit pas être trop mou.

Quelle est la place de l’homéopathie dans le traitement de l’arthrose ?

L’homéopathie est complémentaire dans le traitement de l’arthrose. Pour les crampes, les crises inflammatoires, les courbatures… Mon expérience m’a montré qu’elle permet de soulager les symptômes, mais qu’elle n’a pas d’efficacité réelle en tant que traitement de fond sur l’arthrose. Elle soigne les symptômes, comme la douleur. Mais la réelle efficacité thérapeutique se fera avec les oligoéléments.

Une question qui revient souvent : quelle est la différence entre arthrose et arthrite ?

Elles font toutes deux partie des rhumatismes.
L’arthrose est une maladie dégénérative par usure des tissus mais non inflammatoire, même s’il peut y avoir une poussée inflammatoire.

Tandis que l’arthrite est une maladie inflammatoire. On peut évoquer, par exemple, la spondylarthrite ankylosante, la polyarthrite rhumatoïde, la tendinite, la goutte. Ce sont des maladies articulaires inflammatoires.

La distinction entre les deux se situe au niveau des symptômes. La douleur d’arthrose cesse spontanément quand on se repose. Tandis que la douleur d’arthrite se manifeste, le jour comme la nuit, sans aucune règle.

Pouvez-vous nous expliquer comment un oligoélément agit dans le corps ?

L’oligoélément va permettre à une fonction biologique de se faire mieux et plus vite. Il agit comme un accélérateur, un catalyseur qui permet ou accélère une réaction biologique normale entre deux substances. Et ensuite, l’organisme l’élimine.

C’est pour cette raison qu’on dit attendre plus longtemps pour ressentir les effets ?

Ce sont des traitements à long terme non toxiques qui doivent être adaptés au patient, son âge, son état général, son terrain, son métabolisme propre, sa tolérance, son foie, son cœur, ses traitements, etc.

Vous citez différents oligoéléments pour traiter l’arthrose. Quels sont les plus efficaces ?

Les essentiels sont, dans l’ordre, le cuivre, sans conteste (il a été démontré en laboratoire qu’il stimule la synthèse du cartilage), le manganèse et le cobalt, puis le soufre, le sélénium et le silicium. On peut les associer. Par exemple, je prescrirais du manganèse et du cuivre à de jeunes patients qui ont de l’arthrose et chez tous les rhumatisants qui ont une baisse immunitaire et une diminution de résistance aux efforts.


Retrouvez tous les conseils pratiques du Dr Odile Picard-Paix dans son livre :

L’arthrose à 40 ans.  Comment l’éviter, comment la soigner

éditions du Rocher,
septembre 2023.
EAN : 9782268109381
Prix: 18 €

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