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L’exctinction de l’enfance est-elle acceptable ?

Dr. Frédéric Goareguer

Le guide prévoit l’apprentissage de l’envoi de sextos ou de nudes dès l’âge de 9 ans !

BIOTEMPO - L’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle est obligatoire dans
les écoles depuis 2012. Mais cette fois, elle a pris un tournant qui va au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer, avec une hypersexualisation des enfants, et ce, dès la maternelle...


Frédéric Goareguer - Le guide EVRAS me semble, mais je ne suis pas le seul, être une aberration to- tale, surtout la manière dont il se pré- sente. Nous travaillons main dans la main avec " Innocence en danger (1) " et avec " l’Observatoire de la petite sirène 2 ", une association (interna- tionale) de pédopsychiatres, qui s’insurge contre la tendance à faire de la propagande ouverte, car il s’agit de cela. Nous voulons arrêter l’utilisa- tion de ce guide tel qu’il a été conçu jusqu’à présent, il nécessite vraiment des remaniements. Alors, je n’ai absolument rien contre les personnes du groupe LGBTQ+, libre à chacun d’avoir le genre qu’il ou elle sou- haite. Mais là où ça pose problème, c’est quand cette manière d’être ou de vivre est exposée comme étant enviable et souhaitable pour les enfants. Le guide EVRAS a décrété qu’à partir de 5 ans, on pouvait ouvrir les enfants à l’idée qu’on peut très bien ne pas correspondre au genre qu’on a reçu biologiquement. Et à 9 ans, toujours selon ce guide, on peut, ou pas, pour une question de "confort" (notez au passage le voca- bulaire commercial utilisé!), choisir de prendre des hormones ou faire des opérations si on se sent mieux dans un autre genre. Ce sont des éléments qui ont déjà été soulevés au Parle- ment : le député Nicolas Janssen a interpellé la ministre Caroline Désir à ce sujet-là. Et la ministre a bien voulu retirer temporairement le guide EVRAS (que l’on peut trouver sur le site www.evras.be). Les personnes (nombreuses) qui ont élaboré ce guide ont mis quatre ans pour le remplir d’aberrations comme celle-là. Ces textes sont en construction de- puis 2018 et aucun pédopsychiatre ni psychologue spécialisé de l’enfance n’y a contribué, c’est tout de même interpellant...
BT - Pouvez-vous donner quelques exemples des aberrations dont vous parlez?
FG - Il y a l’apprentissage de la masturbation, l’apprentissage
de l’observation de ce qu’on
trouve dans la pornographie, l’apprentissage de l’envoi de sextos (des SMS à caractère sexuel) ou de nudes (des selfies dénudés)
dès 9 ans!... C’est ahurissant.
 Quand on parle d’envoyer des sextos "dans le consentement"
ou d’imposer un contenu à des enfants lors de séances données en éducation sexuelle à l’école, surtout avec le type de contenu qu’on peut lire dans le guide, l’enfant qui entend tout ça ne peut pas consentir. Il entend et il subit.
Et pourtant, des articles de loi existent et indiquent clairement qu’en matière de sexualité, il n’y a pas de consentement possible avant 16 ans. On peut se poser la question. Comment comprendre que des ministres, qui sont au courant de
la législation, osent produire quelque chose qui va prôner les sextos,
le transgenre, la consultation de
la pornographie? Ne connaissent-ils pas les lois? Ou est-ce qu’ils s’en moquent ? On a vu ces trois dernières années que les personnes aux commandes s’assoient allègrement sur les principes de la Constitution et des droits
de l’homme. La Constitution belge, article 24, dit que l’enseignement doit être neutre et soumis au choix des parents. Ici, ce n’est pas le cas.

BT - Précisément, quel impact a ce contenu " d’adultes" diffusé auprès des enfants dès 5 ans?
FG - Pour certains, ça va "bien" se passer, mais chez d’autres cela aura un potentiel effractant. Cela signi- fie qu’ils ont besoin de refouler ces informations. La plupart des enfants, avant la poussée des hormones (12 ans), n’ont pas cette sexualisa- tion qu’on leur suppose dans ce genre d’éducation. Ils ont bien une sensualité, mais pas une sexualité à proprement parler, et certainement pas celle des adultes. Même les ado- lescents sont plus pudiques qu’on ne le pense. Certains auront vu un peu de pornographie, mais pas tous. Si on parle de : " Comment regarder de la pornographie avec un esprit critique ", ce que je peux lire dans l’EVRAS, dès 12 ans, il y en a que ça ne concerne pas. Le grand danger, c’est que cela prépare l’enfant qui entend ces choses-là, donc ça a un effet d’excitation potentiel, ça va attiser sa curiosité. Qu’on ne vienne pas me dire qu’il y a des études qui montrent que ça repousse l’âge des premières relations sexuelles... Parce que je ne sais pas comment ces études sont faites, elles sont vraisemblablement fausses. On
peut y opposer d’autres études qui montrent, notamment en Angleterre, qu’à un moment où ils n’ont plus eu suffisamment de subsides pour faire ce type d’éducation, on a observé qu’il y avait un recul des avortements des jeunes filles mineures. Ce qui prouve que le fait d’amener ces su- jets dans les écoles est une ineptie. D’autant plus que si on amène ces sujets dans les écoles, cela signifie que non seulement les adultes sont consentants, mais qu’ils les y in- citent. Cela part du principe que les enfants ont une sexualité d’adultes miniatures depuis le plus jeune âge. Ce principe-là est une idéologie qui a été lancée par Kinsey, le père de la libération sexuelle.
BT - Qui est Kinsey?
FG - Alfred Kinsey est entomologiste et zoologue à l’origine, mais il a été considéré comme étant quelqu’un de magnifique lorsqu’il a écrit ses rap- ports sur la libération sexuelle, sur le comportement sexuel de l’homme. 
Pourquoi les parents ne sont-ils pas mis au courant des dates de ces cours ni de leur contenu ?
(1948) et de la femme (1953). Mais il y a un grand mais! On sait aujourd’hui qu’il a fondé ses recherches sur le viol d’enfants et de nourrissons. Dans son "fameux " tableau 34, Kinsey ex- plique combien d’orgasmes un bébé a à l’âge de 5 mois ou à 11 mois, etc. De fait, il se base sur les données de pédophiles qui ont chronomé- tré et enregistré le nombre de ces " orgasmes ", à savoir des convulsions, des pleurs, des cris ou des gestes désespérés pour repousser les assauts du "partenaire". On voit vraiment toute la perversion qu’il y a là-derrière, avec ces expériences de pédocriminalité. Mais tout le monde a considéré ce M. Kinsey comme étant une référence en matière de sexuali- té. Je pense qu’il aurait mieux fait de continuer à s’occuper d’insectes plu- tôt que de se mêler de la sexualité, surtout à propos des enfants.
BT - Comment expliquer,
pour en revenir à EVRAS, que différentes associations comme Child Focus, ONE, Parents d’enfants, etc., sont "parties prenantes " de ce guide dans son état actuel?
FG - C’est difficile à expliquer de façon scientifique, mais on peut faire des hypothèses, comme celle d’une ingénierie sociale qui existe depuis très longtemps. Kinsey a sorti ses rapports sur la base d’expériences qui avaient déjà eu lieu pendant la guerre. Il était, entre autres, en contact avec un pédophile nazi qui a d’ailleurs été incriminé. Il a refusé de donner les lettres échangées avec cette personne. La Fondation Kinsey existe toujours et elle a pignon sur rue, ça ne pose de problème à per- sonne... Certains qui ont vécu cette li- bération sexuelle comme acceptable et même géniale ne remettent pas du tout en question ce personnage.
Il faut lire avec attention les travaux de Judith Reisman (autrice du livre Kinsey, la face obscure de la révolu- tion sexuelle) qui a beaucoup étudié Kinsey et qui met toute l’horreur en évidence. Mais elle a été très décriée. Je pense qu’il y a une petite oligarchie élitiste qui est fondamentalement perverse, mais qui a beaucoup de moyens. Quand on dit ça, on se fait évidemment traiter de complotiste. Mais si on ne parle pas de cela, les gens n’ouvrent pas les yeux. Il ne faut pas être un grand journaliste pour trouver et vérifier ces informations.
BT - Apparemment, ce programme est implémenté dans tous les pays en ce moment. J’ai vu il y a quelques jours un article paru dans le Daily Mail qui dénonçait des "cours" d’éducation sexuelle à l’école où le devoir pour
des enfants de 9 ans, c’est d’apprendre à se masturber... C’est tellement dingue, qu’on a peine à y croire...3 
FG - Oui, c’est catastrophique à cer- tains endroits. On l’a vu en Australie, aux États-Unis, aux Pays-Bas, etc. On a des situations où des enfants de primaire commettent des viols sur leurs petits camarades, après avoir reçu ce type d’informations. Quand on en parle aux parents, ils sont choqués, bien entendu, tout le monde l’est!
BT - D’où l’importance d’informer au plus vite les parents et de communiquer sur ce sujet...
FG - Oui, le fait est que le programme EVRAS existe depuis 2012, et beau- coup de parents n’en connaissent pas la teneur. On est en train de créer un site Internet qui s’appelle sau- vonsnosenfants.weebly.com, qu’on essaie de rendre le plus complet et le plus sourcé possible. On y trouve le contenu de l’EVRAS, les lois qu’il enfreint, des informations sur Kinsey, pourquoi c’est important que l’édu- cation sexuelle se passe en famille. Nous parlons aussi du concept de " child grooming ", la préparation à des contenus sexualisés par des pédo- philes auprès des enfants pour bana- liser, approcher l’enfant et finalement favoriser les contacts pédophiles. C’est clairement un des risques de ce genre de banalisation de la sexualité ou d’hypersexualisation des enfants : en faire des proies faciles pour les pédophiles. Sur le site " Sauvons nos enfants ", nous abordons aussi la question des transgenres, puisqu’elle est évoquée par l’EVRAS, et aussi la détransition. Car cela vaut la peine d’y réfléchir un peu. Comment vont réagir des enfants de 9 ans à qui on dit : "Vous savez, si vous n’êtes pas très bien dans votre peau, ça pourrait être parce que votre identité n’est peut-être pas celle de votre genre
biologique. Vous pouvez vous sen- tir libre de changer, de prendre des hormones, et peut-être de faire des opérations ". Forcément à la préado- lescence et à l’adolescence, les en- fants rencontrent assez souvent un mal-être, qui n’est pas nécessaire- ment lié à cela, mais si on leur a mis ça en tête, ils auront peut-être la ten- tation de faire ces changements. Et comme on est dans un climat social
où on ne peut plus interdire aux en- fants et aux ados d’avoir ce type de cours, certains tribunaux ont tranché en Australie et aux USA, pour empê- cher les parents de faire obstacle aux démarches de l’adolescent qui vou- lait transitionner. Un autre exemple. Des enfants sont revenus à la maison en demandant à leur maman : "Est- ce que toi, tu te masturbes ? ", alors que la maman a parlé d’abeilles et de choux jusqu’à présent. C’est là où on voit comment cette organisation peut avoir aussi l’effet d’ôter toute autorité aux parents.
BT - Cette "transition" abusive, qui se passe bien trop tôt, a souvent des conséquences désastreuses...
FG - En effet, et on n’en parle pas beaucoup. Un certain nombre de ces personnes qui ont essayé de faire la transition se retrouvent dans une situation de souffrance plus grande encore et essaient de détransition- ner. Parfois ce n’est pas possible, quand on a pris des hormones à un certain âge (je ne parle même pas d’opération), ça laisse des traces, des séquelles, avec de nombreux ef- fets secondaires. La journaliste Senta Depuydt en a très bien parlé et a fait un travail remarquable pour étayer les affres de cette détransition qui s’opère tant bien que mal, quand l’adolescent se rend compte qu’il est parti sur une mauvaise voie. Quand il s’en rend compte, parce qu’il y a le biais de l’engagement. Même si on n’est pas bien au fond de soi-même, il faut du courage pour reconnaître qu’on s’est trompé. Une étude ré- cente a publié une analyse détaillée de l’impact de la thérapie hormo- nale lorsqu’elle est initiée pendant l’adolescence : 89 % des personnes qui ont suivi une thérapie hormonale pendant au moins une année ont eu des effets secondaires. Il y a aussi un effet de masse, et le langage est très évocateur à ce niveau-là. On parle de "normo-genré" ou d’"hétéro-normatif" d’une façon quasi péjorative. Il devient de bon ton de dire qu’on n’est pas tout à fait hétéro, qu’on se pose des questions sur son genre. Un effet de mode s’installe avec les risques de s’enga- ger dans des voies qui ne sont pas dénuées de problèmes à venir.

CE QUE DIT LA LOI
Art. 417/6 sur la faculté de consentir du mineur - Art. 417/7 : l’atteinte à l’intégrité sexuelle, qui reprend l’attentat à la pudeur - Art. 417/16: les actes à caractère sexuel non consentis commis au préjudice d’un mineur de moins de 16 ans accomplis. Ces actes non consentis sont punis par la loi - Art. 417/51: la production ou la diffusion de contenus à caractère extrêmement pornographique ou violent.


BT - Face à ce contexte véritablement dangereux pour la santé mentale des enfants, quelles actions proposez-vous et pour qui ?
FG - On propose des actions pour les parents, notamment, qui vou- draient s’opposer à ce que leurs enfants aient des apprentissages de ce type. On propose aussi des té- moignages. Il faut savoir qu’il y a une circulaire qui oblige les écoles à tenir les parents informés du contenu des programmes. Celles qui ne le font pas contreviennent à cette circulaire.
BT - Avez-vous approché l’asbl O’YES qui est à la base de ce guide ?
FG - Nous en avons le projet avec l’Observatoire de la petite sirène et Innocence en danger. Nous pouvons amener notre spécificité de pédopsychiatres en expliquant qu’un enfant n’est pas un adulte miniature sexualisé dès le plus jeune âge et combien penser le contraire peut être dangereux. Lors de ces séances, dans les écoles, parmi les enfants, certains se bouchaient les oreilles, d’autres pleuraient. Et même quand on auditionne des enfants qui ont vécu cela, on voit qu’il y a eu une portée traumatique : ils ont des troubles du sommeil, ils refont de l’énurésie, ils ont parfois des com- portements hypersexualisés ou ils abordent l’adulte de façon diffé- rente, et là, le risque d’approche pé- dophile est très réel, on le sent bien. Ces enfants peuvent aussi dévelop- per des phobies dans leur contact avec les autres. Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de transparence? Pourquoi les
professeurs sont-ils mis de côté au moment de l’éducation EVRAS dans les écoles? Pourquoi les parents ne sont-ils pas mis au courant des dates de ces cours ni de leur contenu ? Des questions qu’on aimerait poser à Child Focus, par exemple, et voir s’ils sont au courant de la façon dont tout cela se passe. Il est possible et même souhaitable de se réunir autour de ce sujet pour réfléchir ensemble aux modes d’action sus- ceptibles de retrouver une éducation saine et positive pour nos enfants. D’autant plus que jusqu’à présent, les pouvoirs organisateurs des écoles peuvent s’opposer à la façon dont le programme va être donné dans leurs écoles. Mais cette liberté pourrait leur être retirée lors d’une réunion qui aura lieu en décembre. Il est essentiel d’agir.


(1) Innocence en danger
Selon le Conseil de l’Europe, 1 enfant sur 5 est victime de violences sexuelles en Europe. Face à ce fléau, Innocence en danger Belgique s’est spécialisée dans la problématique des violences sexuelles sur enfant. De plus, IEDB a développé une expertise concernant les dysfonctionnements institu- tionnels belges de prise en charge des enfants. Depuis 2023, IEDB lutte contre l’hypersexualisation des enfants. Elle traite notamment la question des enjeux du guide EVRAS. En effet, IEDB considère que certains éléments du guide peuvent com- promettre l’intégrité psychique des enfants. www.innocenceendanger.be


(2) L’Observatoire de la petite sirène
L’Observatoire de la petite sirène est un collectif pluridisciplinaire de profes- sionnels praticiens et chercheurs : médecins, pédopsychiatres, psychologues, psychana- lystes, juristes, anthropo- logues, sociologues, philo- sophes, juges des enfants, enseignants de l’Éducation nationale, responsables d’établissement scolaire, entre autres. Ce collectif s’est formé en observant l’augmentation massive de nouveaux diagnostics de " dysphorie de genre"et de transidentité chez les mineurs, entraînant des prises en charge médicales lourdes, systématiques et immédiates, excluant toute concertation sociale, mé- dicale ou psychiatrique authentiquement élaborée. www.observatoirepetitesirene.org


(3) https://www.dailymail. co.uk/news/article-12189041/ Twelve-year-olds-taught-anal- sex-school-nine-year-olds-told- masturbate.html, 18 June 2023.

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